Nous
connaissons la différence entre l'épouvante et l'horreur. Un film d'épouvante montre peu de scènes
horrifiques et un film d'horreur ne se gène pas pour nous en gratifier. La délimitation
entre
le gore et l'horreur "pure" est plus subtile, plus difficile à définir.
Il y a cependant des différences assez
marquées:
- il n'y a pas de "morale" dans un film gore. N'importe qui peut mourir dans
d'atroces souffrances sans aucune raison. De ce point de vue, un film
d'horreur est généralement régit par des règles plus strictes.
- où il y a gore il y a excès. Le gore se doit d'être vomitif. Les
personnages tués dans un film gore doivent contenir des centaines de
kilomètres de boyaux, au moins 15 litres de sang, et une cervelle de
plusieurs kilos. - le gore est toujours à prendre au second degré, il y a toujours un
détachement vis-à-vis de la réalité.
- il en découle que le gore est plutôt comique (pour peu que l'on comprenne
ce genre d'humour bien sûr) dans sa déraison, et de part ses situations.
- le gore est souvent amateur, et donc fait souvent rire par son coté
grotesque.
Le gore cherche à provoquer chez le spectateur une réaction violente de
dégoût en montrant des simulacres de corps déchiquetés d'humains ou d'animaux
noyés dans des succédanés d'hémoglobine.
Le mot peut caractériser un plan ou une scène dans tous les films
aussi bien qu'un film en lui-même lorsque celui-ci réserve une place importante à ces
effets. Il désigne donc un sous-genre du film d'horreur et du film
criminel : le film gore.